Elli Mastorou 12 - juin - 2012 Best of, Dossiers

En Belgique il n’y a pas que les frites et les clichés à gogo, non, le pays regorge de mille et une merveilles dont le Brussels Film Festival (BRFF pour les intimes), grand barnum cinématographique couvert par notre envoyée spéciale de choc Elli Mastorou. Que la fête commence !

 

Vendredi 8 juin

C’est sous un ciel gris mais heureusement sans (trop) de drache nationale que s’est ouvert ce vendredi 8 juin 2012 le Brussels Film Festival, en plein centre de la capitale belge. Il n’en a pas l’air comme ça, mais cela fait dix ans que son choix varié de films indépendants européens, ses avant-premières exclusives et ses séances en plein air attirent la faune belge et internationale sur le piétonnier de l’église Sainte-Croix, au cœur de la place Flagey à Bruxelles. Pour fêter cette décennie comme il se doit, le Brussels Film Festival (BRFF pour les intimes) présente cette année une sélection de films aussi éclectiques qu’intrigants. La compétition officielle survole les quatre coins du Vieux Continent, allant du thriller hollandais (Among Us) au drame suédois (Bloody Boys), et abordant des thèmes aussi poignants que le deuil (Kauwboy), l’immigration et la sexualité (My Brother The Devil) ou encore la remise en question des valeurs morales (Clip). Nombre de ces films ont déjà été primés d’ailleurs, comme les 6 Goya décernés à l’espagnol Enrique Urbizu pour son No Rest For The Wicked, ou encore les 7 Eagles polonais remportés par Roza de Wojciech Smarzowski.  A côté de cette déjà riche sélection, le BRFF propose un Panorama de films projetés parallèlement à la compétition officielle (A Funny Man, Couleur de Peau : Miel), mais aussi des avant-premières comme To Rome With Love de Woody Allen, Paris Manhattan ou encore Trishna de Michael Winterbottom (The Killer Inside Me, 9 Songs). A cela s’ajoutent de nombreux autres événements comme des masterclass, une compétition de courts, ou encore des séances nocturnes de cinéma en plein air sur la place Sainte-Croix (Les Géants, Le Prisonnier).

 

To Rome with love de Woody Allen

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Pour honorer et récompenser cette sélection de films, le jury de cette 10ème édition du BRFF réunit cinq hommes, deux femmes, quatre belges, deux français et un britannique. Dans l’ordre, et avec leurs noms, on y trouve des réalisateurs, comme Messieurs Peter Greenaway (Meurtre dans un jardin anglais, Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant) et Edouard Molinaro  (L’Emmerdeur, Pour cent briques t’as plus rien), ou encore Frédéric Fonteyne (Une Liaison Pornographique)  et Koen Mortier (Ex-Drummer). Mais il y a également des comédiens, comme Bernard Yerlès (Confidences Trop Intimes, Mes amis, mes amours, mes emmerdes) chez les hommes, ou Tania Garbarski (JC comme Jésus Christ) et Mireille Perrier (Boy Meets Girl, Toto le Héros) chez les femmes. Il était 20h30 ce 8 juin donc, lorsque dans le studio 4 du bâtiment Flagey, quelque part entre les étangs d’Ixelles et le café Belga, le coup d’envoi de la dixième édition du Brussels Film Festival était donné par Quand je serai petit, une comédie touchante de et avec Jean-Paul Rouve et Claude Brasseur. Venus présenter le film,  ces deux derniers se sont prêtés au jeu des Questions-Réponses avec le public après la projection.


Samedi 9 juin

Après une Cérémonie d’ouverture haute en couleurs, samedi était l’occasion pour le BRFF de souffler les dix bougies sur son gâteau d’anniversaire avec une soirée riche en images, en sons et en invités de marque. Les amateurs de musique ont pu suivre les riffs rock des Libertines et les beats d’LCD Soundsystem avec deux documentaires sur leurs carrières respectives. Côté ciné, rien de moins que le dernier Woody Allen pour la salle quasi-comble du Studio 4. Son To Rome With Love est truffé d’acteurs de talent, d’Alec Baldwin et Jesse Eisenberg sur la Via del Corso à Ellen Page et Pénélope Cruz sur la Piazza di Spagna. Il sera chroniqué bientôt sur Cinévibe par l’auteur de ces lignes.  Pour clore cette célébration comme il se doit, entre deux verres de bière la faune bruxelloise a ondulé du bassin sur Chromatics (en live) et Carl Barât (monsieur ex-Libertines) venus faire la fête pour l’occasion. Avec un dernier verre sur les marches de la place Sainte Croix, quelque part entre samedi et dimanche, le deuxième jour du BRFF s’est achevé un peu avant que le jour se lève sur Rome et que les derniers rockeurs finissaient leurs paquets de cigarettes. Quant à Woody, il refait une incursion sur les écrans du BRFF ce mardi 12 juin, dans Paris Manhattan de Sophie Lellouche, dont nous ne manquerons pas de vous parler ici même.

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