Ilan Ferry 12 - mai - 2011 News

 

Cinevibe n’a malheureusement pas pu faire le déplacement jusqu’à Cannes cette année mais a pu compter sur l’aide d’un festivalier pas comme les autres qui a eu l’extrême gentillesse de nous faire part de ses impressions à chauds. Veuillez donc accueillir comme il se doit Brett Sinclair et son billet d’humeur ! Rendez-vous sur sa page Facebook pour en savoir plus

 

Le billet d’humeur de Brett Sinclair sur la Croisette

 

Day 1

 

Hello happy Festivaliers, c’est un ancêtre qui a connu le Cannes d’avant l’Internet qui vous parle. Un Cannes où les premiers téléphones portables avaient la taille d’un bottin téléphonique, et où on ne pouvait pas parler plus de 3 minutes avant que la batterie de l’engin ne décède…Bref… Quoi de neuf sur la Croisette en cet an de grâce 2011 ? Quelques subtils détails qui montrent au final que Cannes est peut être en phase de mutation, et que, à l’ère du multimédia et de la mondialisation, il est bien difficile  de conserver son titre de Roi des Festivals…

 

Copyright : MEDIA BIS

 

Des preuves de cette mutation ? Un léger sentiment d’absence qui étreint le Festivalier lorsqu’il débarque sur la Croisette. Bizarre par exemple de se retrouver au Carlton pour y constater que l’hôtel ressemble plus aujourd’hui à un Palace pour richissimes touristes qu’à un conglomérat fiévreux de producteurs en folie. Corolaire de cet état des lieux : la disparition complète des Nu Image , The Asylum et même Troma dans les couloirs dudit Carlton. Et disparition aussi des superbes affiches promo italiennes qui ornaient le salon de l’hôtel, et faisaient rêver les Festivaliers et Cinéphiles de tout poil. La fin d’une époque donc.

 

Autre nouveauté inquiétante : la présence proéminente de  » partenaires » qui n’hésitent dorénavant plus à s’afficher aussi grands (voire parfois même plus !) que les films. Citons l’incroyable faux décor en trompe l’œil réalisé pour Mercedes devant le Carlton qui y expose fièrement deux modèles censés faire rêver l’acheteur potentiel , ou la campagne d’un alcool dont nous ne citerons pas la marque qui s’affiche fièrement sur la Croisette là où naguère flottaient les affiches des films présentés en compétition officielle… Summum de l’étrange : le lounge AUDI, dont il se murmurait déjà en veille de Festival que ce serait définitivement l’un des endroits ‘Hype ‘ de cette édition … Décadence du Cinéma donc ? Pas forcément, mais présence accrue du côté économique de l’industrie on va dire … Autre surprise, la découverte d’une affiche du Tintin des Jackson / Spielberg où le petit reporter, en pose classique dans un rond blanc, y empoigne néanmoins un… revolver ! Céleste ciel : Tintin en pose John McLane? Je doute qu’Hergé eut approuvé de son vivant…

 

 

© MEDIA BIS

M’enfin bon, heureusement Woody Allen et son ‘ Midnight in Paris ‘ ont ravi la Croisette. Anecdote rigolote : la soirée promo qui a suivi s’est déroulée sur la plage Majestic 64 (d’où je tape ces lignes). J’ai donc assisté en direct Live à la construction du décor qui a transformé l’endroit en petite place de Montmartre. Damned : me serais presque cru de retour sur Paris…

 

Stay tuned pour la suite de nos aventures en pays Cannois.

 

Brett Sinclair – nonchalamment installé sur la plage Majestic 64 (merci à Adèle de ADR Prod pour l’invitation)

 

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