Flavien Bellevue 1 - octobre - 2014 Best of, Critiques

 

Un film de Antoine Fuqua. Avec Denzel Washington, Chloe Grace Moretz, Marton Csokas. Sortie le 3 octobre 2014.

 

L’adaptation de la série « vigilante » des années 80, Equalizer, permet de retrouver l’acteur Denzel Washington en bonne forme devant la caméra d’Antoine Fuqua, treize ans après Training Day.

 

Note : 3/5

 

Après Shooter, tireur d’élite (2007) le réalisateur Antoine Fuqua retrouve le chemin du pur film de revanche où son personnage principal fait donc sa propre justice. Quoi de mieux qu’adapter la célèbre série des années 80, Equalizer furtivement ravivée dans nos mémoires, l’an dernier, dans Le Loup de Wall Street de Scorsese. Issu d’une agence américaine de services secrets, Robert McCall refait sa vie en rendant justice aux plus faibles qu’ils l’entourent. Si Liam Neeson convainc de plus en plus dans le rôle de redresseur de tords, on a tendance à oublier que c’est un rôle qui sied élégamment à Denzel « Man on fire » Washington. Quand ce dernier retrouve le metteur en scène de Training Day qui lui a valu un Oscar, on se dit que ça ne peut faire que des étincelles. Pour épater la vue oui mais pour le reste non; cette version 2014 voit un Robert McCall précis, posé et méthodique travaillant dans un équivalent de nos Leroy Merlin ou Castorama à Boston (limite un clin d’oeil à une autre série 80’s: MacGyver). Le soir, dans un bar tout droit sorti du Nighthawks d’Edgar Hopper, McCall lit des romans classiques autour d’une tasse de thé et fait connaissance avec une jeune prostituée nommée Teri (jouée par un Chloé Gretz Moretz moins inspirée que d’habitude). Un client ayant peu d’égard à sa « marchandise » du soir et voilà que McCall se lance à sa trace qui l’amène aux gangs tatoués russes du coin. Pas de bol pour eux, McCall est en pleine forme et peut se défier lui-même d’atteindre ses cibles en quelques secondes. Malheureusement pour notre justicier, un nettoyeur russe va prendre la relève et tenter de menacer ses collègues de travail. Entre flics ripoux et trafiquants de drogues irlandais/russes, le scénario Richard Wenk n’en mène pas large, rappelant presque les canvas des bons vieux Steven Seagal / Chuck Norris; À tel point que Fuqua ne se prive pas de faire marcher McCall au ralenti avec une explosion derrière lui. Certains effets de style, risibles parfois, pallient donc au manque d’originalité du script mais les meilleurs effets qui fonctionnent, ce sont les deux acteurs principaux Denzel Washington et son opposant Marton Csokas. Si le final au bout de deux heures est un peu poussif, les deux acteurs ont droit à un dernier face aux regards terribles et en deux temps. De quoi conclure l’affaire mais pas à la rendre aussi mémorable que prévue.

 

© Sony Pictures

© Sony Pictures

 

L’effet Denzel Washington opère sur cette adaptation peu originale mais efficace si on n’est pas trop exigeant.

 

 

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