Flavien Bellevue 24 - septembre - 2015 Critiques

 

Un film de Baltasar Kormákur avec Jason Clarke, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal. Sortie depuis le 23 septembre 2015.

 

Tiré d’un terrible accident survenu en 1996, Everest se fait la mission de retranscrire au mieux une fantastique expédition pour le meilleur et surtout pour le pire. En piste !

 

Note : 2/5

 

Chaque année, Hollywood produit une flopée de films « tirés d’une histoire vraie » et si parfois c’est une réussite, c’est souvent d’une platitude consternante. Sur les hauteurs de cet Everest dantesque à l’écran, gros budget oblige, on pourrait presque croire que nous ne sommes pas sur le toit du monde tant l’histoire qui se déroule sous nos yeux, se repose tranquillement sur son casting quatre étoiles et des effets spéciaux tonitruants. Pourtant, la cordée menée par Jason Clarke en tête, a de quoi de plaire et il aurait fallu exploiter bien plus les conflits internes des personnages plutôt que de plonger dans le pathos qu’apportent, en grande partie, les rôles des femmes des alpinistes pétries d’angoisse au téléphone ou au talkie-walkie. Si le réalisateur de 2 Guns sait y faire dans les scènes d’action, pour le reste, il parait en retrait voire peu ou pas du tout inspiré. Il ne peut que coller au récit autobiographique du journaliste Jon Krakauer (campé ici par Michael Kelly). Résultat, malgré les différentes (trop longues) expositions des situations des personnages avant l’aventure, l’empathie qui aurait dû être forte pour les alpinistes, ne passe pas. Et ce n’est pas la 3D qui y donnera plus de profondeur bien que techniquement, elle s’avère amusante par moments, en donnant l’impression de maquette miniature lorsque l’Homme est face à la majestueuse montagne. Impressionnant tel un documentaire du National Geographic, l’Everest semble peu à peu reprendre ses droits face à son exploitation grandissante au milieu des années 90 par les compagnies étrangères d’alpinisme en mal de sensations fortes. Trop réaliste pour être aussi divertissant qu’un Cliffhanger ou un Vertical Limit, Everest comblera peut-être les longues soirées d’hiver à venir.

 

Universal Pictures

Universal Pictures

 

À vouloir être trop fidèle au récit du journaliste Jon Krakauer, Everest reste une expédition spectaculaire mais sans y apporter quoique ce soit d’autre. Quel dommage, vu la qualité du casting.

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