Ilan Ferry 2 - mai - 2011 Best of, Critiques

 

Un film de Justin Lin. Avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson. Sortie le 4 mai 2011.

 

 

 

Vin Diesel et Paul Walker roulent des mécaniques et foutent le boxon à Rio. Le meilleur opus de la saga ?

 

 

Note : 4/5

 

 

Attachez vos ceintures, desserrez le frein et surtout accrochez vous à votre slip, la saga Fast &Furious revient faire des siennes dans un nouvel opus placé sous le signe du Bigger, Better &Louder. Un adage pris ici au pied de la lettre et prétexte à des séquences hallucinantes. Cinq fois plus rapide, cinq fois plus furieux, tel pourrait être le crédo de cet épisode se situant un très gros cran au dessus de ses grands frères. Exit les courses de majorettes digitalisées et place à l’action, la vraie, celle qui vous décolle la rétine avant de vous envoyer dans le décor avec la puissance d’un éléphant sous stéroïdes. Vous ne le savez pas encore mais Fast & Furious 5 va vous embarquer pour une virée endiablée garantie 100% bourrinage. It’s showtime !

 

Copyright : Universal Pictures

Nous retrouvons donc Dom, Brian et Mia, planqués au Brésil après une impressionnante évasion. A peine le temps de se la jouer J’irais dormir dans votre favela que notre fine équipe reprend du service pour un ultime coup en forme de baroud d’honneur. L’occasion de rappeler à l’ordre tout le cast des quatre films précédents histoire de fêter dignement le dixième anniversaire de la plus customisée des licences. En gros : imaginez un mélange entre Ocean’s eleven, The Expendables et Tropa de elite, le tout mariné à la sauce Fast &Furious et vous aurez alors une petite idée de ce que FF5 vous réserve. D’emblée, le film affiche des ambitions scénaristiques et formelles ayant grandement fait défaut à ses prédécesseurs. A l’image d’une saga qui n’aura cessé de se bonifier depuis l’arrivée de Justin Lin aux commandes du mal aimé Tokyo Drift. Plus as du volant que manche de la caméra, le réalisateur continue d’apposer sa griffe via une mise en scène nerveuse et en totale adéquation avec l’esprit furieusement vitaminée de la saga. D’une fluidité exemplaire, il réussit à rendre lisible des scènes d’action d’une impressionnante vélocité avec, en point d’orgue, une monstrueuse poursuite finale à faire pâlir de jalousie John Frankenheimer. Mais le grand tour de force de Fast &Furious 5 réside aussi et surtout dans sa propension à prendre des virages inédits sans jamais frôler la sortie de route. A la fois film de casse, d’action et bien sur de courses automobiles, FF5 étend son champ d’activité pour offrir un spectacle toujours plus jubilatoire et dense. Suintant plus que jamais le muscle saillant et les jantes chromées, le film accueille avec pertes et fracas un « petit » nouveau en la personne de Dwayne « The Rock » Johnson dans la peau d’un agent fédéral très brut de décoffrage ! Quand on vous disait que ça allait faire mal !

Copyright : Universal Pictures

 

Regard affuté, bouc parfaitement taillé et volonté de taureau, l’ex catcheur incarne à merveille un ennemi à hauteur de biceps du grand Vin. A l’origine de quelques unes des meilleures scènes du film, Johnson apporte un sacré excédent de testostérone, rendant ainsi complétement logique sa place au sein de la mythologie  FF. Ici, ça cogne dur et fort comme le prouve un Mano a Mano dantesque et carrément jubilatoire entre les deux stars bodybuildés jusqu’à l’os. Chaque affrontement entre les deux Némésis suffisant à foutre de sacrés frissons via une tension palpable et renvoyant les roulements de mécaniques made in WWF au stade de gentils affrontements de bac à sable ! C’est ça Fast & Furious 5 : une condensé de fun affichant une générosité certaine dans l’action et ne reculant devant rien pour fédérer les amateurs de spectacle bourrin. Soit un plaisir d’autant plus jouissif qu’il n’est jamais coupable tant il fait preuve d’une énergie communicative boostée par une B.O. à faire décoller les oreilles de grand père ! On regrettera au final que le résultat peine parfois à tenir la route en termes de rythme et qu’il pêche par une profusion de personnages à l’utilité discutable (Elsa Pataky, vraiment ??) mais la beauferie parfaitement assumée de l’ensemble et sa volonté d’aller toujours plus loin forcent le respect. Autant le dire franco : Fast &Furious 5 a placé la barre très haut pour son inévitable suite, annoncée par un cliffhanger énorme en fin de générique.

 

S’il ne révolutionnera clairement pas le genre, Fast & Furious 5 assume pleinement son statut d’actionner décérébré et bourrin. Et vous savez quoi ? Ca fait un bien fou !

 

 

 

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