Raphael Borfiga 14 - mai - 2014 Best of, Critiques

 

Un film de Gareth Edwards. Avec Bryan Cranston, Aaron Taylor-Johnson, Ken Watanabe. Sortie le 14 mai 2014.

 

Attention les yeux : cette version tonitruante de Godzilla va vous en mettre plein la vue. Effets spéciaux à gogos, action, monstres au pluriel et en taille XXL, ce premier blockbuster de l’été risque de tout casser sur son passage !

 

NOTE  : 4/5

 

Véritable événement, Godzilla 2014 était très attendu à la suite d’une campagne de promotion efficace ou chaque bande-annonce dévoilait un peu plus le monstre sans trop en montrer ni révéler certains éléments de l’intrigue. Gareth Edwards le réalisateur britannique  semblait prédestiné à réaliser cette version 2014 après avoir été remarqué pour son film Monsters. On peut dire qu’avec son équipe de scénaristes ils se sont fait plaisir. Les références au cinéma d’action et de monstres sont multiples et le résultat final a de quoi faire passer Jurassic Park ou Pacific Rim pour des films de gonzesses. Le film joue aussi sur les principaux traumatismes du XXIème siècle puisque le début fait bien évidemment penser à la catastrophe de Fukushima et certaines scènes rappellent le tsunami de décembre 2004 ou bien les attentats du 11 septembre. Mais le film pèche par un scénario un peu trop complexe ou brouillon, c’est au choix. On s’embrouille un peu dans la première partie. On sent que Edwards a voulu se démarquer de la version linéaire de Roland Emmerich en construisant son métrage assez singulièrement si bien que l’on se demande au final qui a réveillé qui, qui poursuit qui. Parce que Godzilla n’est pas la seule grosse bête du film.

 

©Warner Bros Pictures

©Warner Bros Pictures

 

Sans dévoiler l’intrigue, notre célèbre monstre partage la vedette avec deux créatures mutantes dont l’une est justement LA vedette de la première heure. Mais c’est pour mieux préparer l’arrivée de Godzilla et quelle arrivée ! La séquence à Honolulu est peut-être la meilleure du film et montre Godzilla ayant la grâce et la beauté d’un Dieu dans ses déplacements maritimes. Sur le plan esthétique justement, on appréciera le travail sur l’image et la bande sonore même si la musique d’Alexandre Desplat tend à se faire plus discrète sur la fin et moins percutante à l’exception de cette scène, la plus belle du film, où les soldats descendent en chute libre sur San Francisco dans un ciel tout droit sorti d’une peinture de Turner. Les chœurs et la photo rendent cette scène presque onirique. Quant aux effets sonores, ils sont également impressionnants et malgré les cris des créatures, pas de mal de crâne en perspective, juste quelques frissons. Enfin, le design de Godzilla est plus proche de la version japonaise que de la version de Roland Emmerich. On sent bien l’influence nippone dans ce film avec les combats des monstres qui ne sont pas sans rappeler Pacific Rim. Un retour aux sources qui devrait plaire au plus grand nombre.

 

Grâce à une réalisation soignée et des effets spéciaux époustouflants, Godzilla 2014 devrait cartonner et faire date dans l’Histoire des films de monstres. La barre est haute.

 

 

 



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