Ilan Ferry 2 - janvier - 2012 Best of, Critiques

 
Un film de Roger Donaldson. Avec Nicolas Cage, January Jones, Guy Pearce. Sortie le 4 janvier 2012.

 

 Quand January Jones est à l’hosto, Nicolas Cage voit rouge. Ca va chier ?

 

Note : 2,5/5

 

Les sommités du genre (et il y en a !) vous le diront : le vigilante c’est tout un art. Depuis plus de quarante ans Clint Eastwood, Charles Bronson, Steven Seagal et plus récemment Michael Caine perpétuent l’héritage de la justice personnelle avec un zèle somme toute admirable. Nicolas Cage et son club de vacances reconvertis dans le démastiquage de criminels passés sous le radar de la loi s’inscrivent ils dans cette mouvance ? Pas vraiment. Car là où Un Justicier dans la ville (pour ne citer que lui !) prône le retour à la punition expéditive tendance réac, Le Pacte préfère lui en dénoncer les dérives de manière très classique. Ne vous attendez donc pas à voir l’ami Nico prendre les armes avec une démesure préfigurant Ghost Rider. Ici, les justiciers font davantage office de mafieux que de citoyens excédés. La Karcher  ne fait pas partie de leurs outils de prédilection, eux ce qu’ils préfèrent c’est le chantage et une bonne grosse dose de culpabilisation. Chacun son truc !

 

Nicolas Cage et Guy Pearce dans Le pacte de Roger Donaldson

© SND

 

Vous l’aurez compris ce pacte là n’est pas tant un vigilante qu’un thriller reprenant à son compte les codes du genre. Une fois cela admis, le film de Roger Donaldson se suit sans déplaisir mais sans surprises non plus. Confortablement installé sur des rails il déroule une intrigue tout ce qu’il y a de plus formaté à base de gentil quidam pris dans les mailles d’un odieux complot. Un pitch ultra convenu qui aurait mérité de cultiver plus d’ambiguïté.  En plus petite forme que sur Braquage à l’anglaise, Roger Donaldson emballe correctement son affaire sans toutefois y croire plus que ça. Assez unilatéral dans son approche, le résultat se rapproche  plus d’un honnête téléfilm du dimanche après midi. Fait qui ne trompe pas : hormis Nicolas Cage et Guy Pearce, tous les autres acteurs sont issus du giron télévisuel qu’il s’agisse de la toujours très belle January Jones (Mad Men), Harold Perinneau (Oz) ou encore Jennifer Carpenter venu se perdre là entre deux épisodes de Dexter. On retiendra au final un rythme plutôt soutenu et quelques bonnes idées surnageant dans un océan de conformité. De là à payer un ticket de cinéma au prix fort…

 

Pas vraiment nanar, Le Pacte a des airs de DTV qui se serait accidentellement perdu dans les salles obscures.

 
 
 

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