Amandine Thebault 7 - septembre - 2013 Best of, Critiques

 
De David Lowery. Avec Casey Affleck, Rooney Mara, Ben Foster. Sortie le 18 septembre 2013.
 
Le châtiment des amants à la gâchette facile.
 

Note : 3/5

 
David Lowery présente son second film  Les Amants du Texas en compétition au festival de Deauville. A croire que le cinéma américain indépendant est un tout petit cercle. On retrouve brièvement au casting Rami Malek, le personnage de Nate dans le fameux Short term 12, aussi en compétition cette année. Enfin, David Lowery a travaillé au montage de l’étrange Upstream color de Shane Carruth, présenté pendant le festival. Un petit cercle qui s’agite et qui nous laisse entrevoir des lendemains très prometteurs.  Avec ce film, le réalisateur nous présente l’histoire d’un couple, Bob et Ruth, hors la loi et fous d’amour. Suite à un braquage qui tourne mal, Bob est conduit par la police en prison. Ruth, enceinte, décide de l’attendre jusqu’à sa sortie. Cependant, Bob ne supporte pas cet éloignement et prend le risque de s’évader après des années de séparation.

 

© Diaphana Distribution

© Diaphana Distribution

 
Au visionnage, on est frappé par l’indéniable qualité de la réalisation. Tout est là d’un point de vue technique. Le souci c’est qu’ on s’ennuie un peu. Au delà des longueurs qui ne sont finalement pas des plus gênantes tant la qualité de l’image est à la hauteur, le réalisateur ne fait qu’esquisser ses personnages et semble mettre de coté toutes les idées qui pourraient être exploitées du point de vue de leur psychologie. L’essentiel du suspens repose sur la cavale de Bob (Casey Affleck), et sur les conséquences de son évasion sur le couple. Mais presque toutes les cartes sont posées dès le début et il faut attendre la fin du film pour toucher du doigt les points forts du scénario, notamment avec le personnage du policier, plus complexe qu’il n’y parait, et le rapport qu’il entretient à Ruth (Rooney Mara). Au final, on retient un beau film mais une histoire qui ne transcende malheureusement pas le spectateur.
 
 

Les amants du Texas trainent des pieds mais restent magnifiés par une image sublimée.

 
 

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