Ilan Ferry 26 - octobre - 2012 Best of, Dossiers

 
Depuis 50 ans, les James Bond se suivent et ne se ressemblent pas. Et pour fêter dignement cet anniversaire, les rédacteurs de Cinevibe vous livrent leurs Bond favoris. Florilège forcément subjectif et éclectique. Vous avez le permis de commenter !

 

Jonathan Deladerrière : Goldfinger

 Troisième opus des aventures filmiques de l’agent secret tombeur de dames, Goldfinger est, depuis 1964 (et oui déjà), devenu un classique instantané. Définitivement culte, le film de Guy Hamilton impose Sean Connery comme le « Georges Abitbol de l’espionnage » (les fans de La Classe américaine comprendront /NDLR). Magnifié par une bande son inoubliable et une imagerie volontairement iconique, ce bijou de perfectionnisme impose le respect par une révérence au sens le plus noble du terme au mot « populaire » autant que par des trouvailles scénaristiques inattendues. Mécanique on ne peut plus maitrisé, Goldfinger est depuis un casse-tête aux inépuisables relectures aussi divertissantes que subjuguantes. Un très grand film !

 

 
 

 
 
Elli Mastorou : Casino Royale (2006)

Si j’ai choisi Casino Royale comme mon James Bond préféré, quitte à hérisser tous les poils sur les bras des puristes de la saga 007, ce n’est pas seulement pour sa mise en scène nerveuse, sa partie de poker haletante, pour les cheveux impeccablement coiffés de Daniel Craig et son flegme bondien infaillible même à deux doigts de rendre l’âme empoisonnée. C’est aussi car c’est l’un des rares James Bond que j’ai eu l’occasion de voir, et j’incite lesdits puristes, une fois remis de leurs émotions face à mon inculture sur le héros de Fleming, à m’offrir le coffret DVD afin de combler cette éminente lacune dans ma culture générale.

 

 

 

 
Raphael Borfiga : l’homme au pistolet d’or

Considéré par beaucoup de puristes comme l’un des moins bons voire le plus mauvais des James Bond, j’ai donc décidé d’en faire mon préféré. Non pas par esprit de contradiction, mais surtout pour pouvoir le défendre ! Mon amour pour James Bond est né en 1995 après la sortie du jeu vidéo Goldeneye sur Nintendo 64. Je me suis mis à regarder tous les films de la saga et c’est L’Homme au Pistolet d’Or que j’ai découvert en dernier et que j’ai le plus apprécié. Je l’aime parce qu’il se passe en Extrême-Orient, une région du monde qui me fascine depuis toujours, que la musique est bien (non pas la chanson du générique qui est correcte sans plus mais la bande sonore du film qui est parfaitement maîtrisée et colle à l’ambiance). Et puis ce qu’on aime dans les James Bond ce sont les méchants. C’est bien le point fort du film. Outre Scaramanga, doublon maléfique de James Bond, interprété par Christopher Lee, j’adore le personnage de Nick Nack, le nain. Un bon méchant de James Bond doit être machiavélique, mégalomane et avoir un physique particulier. Le nain et Scaramanga sont parfaits. Et que dire du pistolet d’or si ce n’est qu’il reste l’un des gadgets les plus cultes de la saga. Humour, cascades, belles girls, décors de rêve, gadgets inoubliables : tous les ingrédients sont réunis pour en faire un très bon James Bond.

 

 

 

 
Ilan Ferry : Goldeneye

Pour son grand retour au cinéma après six ans d’absence, James Bond adopte les traits du très charismatique Pierce Brosnan. Flegmatique en diable, l’acteur redonne un coup de fouet à une figure mythique qui tendait à sentir la naphtaline. Et quoi de mieux pour ce come back que de réinvoquer les fantômes de la Guerre Froide ? Avec son intrigue tortueuse, ses gadgets à gogo, son bad guy aussi fourbe que symbolique et bien entendu ses sublimes girls (Famke Janssen forever), Goldeneye représente la quintessence de Bond. Merci Pierce et merci Martin Campbell qui dix ans plus tard ressucitera de nouveau Bond avec panache dans Casino Royale.

 

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