Ilan Ferry 31 - décembre - 2012 Best of, Dossiers

 

L’année 2012 aura été marquée par de belles réussites cinématographiques mais aussi de bonnes grosses sorties de route. Parce qu’elle n’a peur de rien, l’équipe de Cinevibe dresse le bilan des bonnets d’âne de l’année. Et vous, qu’est ce qui vous a marqué en 2012 ?

 

 

Flop 10 Rédaction

1. Silent Hill – Révélation 3D
2. Cosmopolis
3. The Secret
4. Twixt
5. Nous York
6. Bellflower
7. Les Seigneurs
8. Twilight : chapitre 5 – Révélation 2ème partie
9. Les Infidèles
10. Sur la piste du Marsupilami

 

 

 

Flop 10 Rédacteurs

 

 

Raphael Borfiga

 

1. Wrong

Encensé par une presse intello-bobo, va-t-on savoir pourquoi, Wrong est surtout une insulte au cinéma et un non-film absolu. Plus qu’absurde et dénué de toute logique, c’est le trou noir apocalyptique que l’on craignait pour le 21 décembre et qui a pointé son nez le 5 septembre dernier. 0 pointé.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

2. Twixt

 

Après un Homme sans âge soporifique, Coppola nous confirme qu’il est tant pour lui de raccrocher définitivement la caméra et de profiter sereinement de sa villa californienne.

 

original_594152

© Pathé

 

3. Silent Hill Revelation 3D
Suite sans intérêt et sans inspiration du film de Christophe Gans. A oublier rapidement.

 

© Metropolitan Filmexport

© Metropolitan Filmexport

 

 

 

4.  Adieu Berthe
Le cinéma français dans toute sa médiocrité. Film nombriliste et ennuyeux, un gâchis comme savent si bien le faire les artistes au talent surestimé.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

5. Nous York
Voulant renouer avec le succès de Tout ce qui brille, l’équipe du film se perd dans les méandres de la facilité avec un scénario banal tournant autour d’histoires de cœur et d’amitié mille fois déjà vues. Une comédie sans humour réalisée pour seul prétexte de dire « moi aussi je peux tourner aux States ! ». OBAMA !!!!!!!

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

6. Les Seigneurs
Le casting était culotté, l’idée de départ honorable bien qu’un peu facile. Le film vaut pour les quelques pitreries de ses acteurs mais le tout est un brin décevant compte tenu des têtes d’affiche.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

7. The Devil Inside
Un nouveau film d’exorcisme qui joue sur la carte de l’histoire vraie et au final connu d’avance.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

8. Les Infidèles

 

Film à sketches réalisés notamment par des comédiens et ça se voit ! Un résultat inégal, laid et vulgaire. Certains sketches sont dignes de films de fin de cycle universitaire. Si Dujardin voulait casser son image de gendre idéal, c’est réussi.

 

Les-Infideles-affiche-Reuni

© Tous droits réservés

 

 

9.  Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires

Comment réécrire l’histoire des Etats-Unis pour mâles en maque d’action et d’effets spéciaux (pas tous réussis). Tout juste divertissant.

 

© 20th Century Fox

© 20th Century Fox

 

 

 

10. Paranormal Activity 4

 

Il fallait bien qu’un jour la saga s’épuise. Pas pour les producteurs en tout cas qui préparent déjà un cinquième volet et un spin-off latino ! Et le public nord-américain est toujours au rendez-vous : ça c’est flippant !

 

© Paramount Pictures

© Paramount Pictures

 

 

 

Jonathan Deladerrière

 

1. Reality
Insupportable de la part de réalisateur de Gomorra ! Un film qui n’intéresse personne 20 après l’arrivée de la téléréalité et incroyablement bruyant. Fuyez !

 

© Le Pacte

© Le Pacte

 

 

2. Dark Shadows

Un énième retour raté pour Burton. Insipide et sans originalité aucune. Grosse déception…

 

© Warner Bros Pictures

© Warner Bros Pictures

 

 

3. Cosmopolis /A dangerous method
Jadis David Cronenberg était vraiment très bon… Rage, Spider, Chromosome 3, Faux semblants, Le festin nu… Pompeux, sans imagination, chiant et suicidaire… Jadis donc…

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

4. J. Edgar
Que dire d’un biopic on ne peut plus plat et qui n’intéresse personne. J’ai été achevé avec Léo en robe…

 

© Warner Bros Pictures

© Warner Bros Pictures

 

 

5. La Taupe
Dans le genre « j’ai rien capté à l’intrigue », La taupe peut se targuer de rendre la pareille à Syriana ! Mais peut être faudrait il simplement le revoir ? Ouais, non quand même !

 

© Studio Canal

© Studio Canal

 

 

6. Projet X
Des jeunes qui se bourrent la gueule et foutent le bordel quoi. Passionnant.

 

© Warner Bros Pictures

© Warner Bros Pictures

 

 

7. Sur la piste du Marsupilami
Chabat n’est plus que l’ombre de lui même et ses gags sont tellement balourds… J’ai tenu 30minutes …

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

8. Kill list
Comment dire ? Comment ce film a t il fait pour recevoir des prix de Beaune et être encensé par Première ou Telerama ? Ah bah si en fait ! Passez votre chemin, il n’y a rien à voir…

 

© Le Pacte

© Le Pacte

 

 

9. Cogan, la mort en douce
Un gâchis incroyable. Liotta, Pitt, Gandolfini dans une purge pareil !!! Quand on se prend pour Scorsese et qu’on fait de la m….

 

© Metropolitan filmexport

© Metropolitan filmexport

 

 

10. Savages
Encore un grand nom qui tombe de haut. Après Carpenter, Argento, Cronenberg ou Burton, Oliver Stone prouve avec une daube lénifiante qu’il n’a plus rien à dire… Mais alors rien ! Et ce final ! Pitoyable…

 

savages

© Tous droits réservés

 

 

 

Ilan Ferry

 

1. The Darkest Hour

La Canon n’est pas morte… preuve en est avec ce film d’invasion dans lequel des djeuns américains dézingue des aliens tout droits sortis d’une centrale EDF. L’Aube Rouge du (très) pauvre quoi !

 

© 20th Century fox

© 20th Century Fox

 

 

 

2. Intruders

 

Juan Carlos Fresnadillo se prend pour Guillermo Del Toro et accouche d’un faux film d’horreur soporifique au twist aussi paresseux que peu crédible.

 

© Universal Pictures

© Universal Pictures

 

 

3. Bellflower

« L’amour c’est l’apocalypse mec ! » voilà en substance le message très limité de cette pelloche indé aux images certes belle mais à la prétention tellement palpable qu’elle en devient insupportable !

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

4. L’amour dure trois ans

Et malheureusement le film dure presque deux heures durant lesquelles Beigbeder vomit sa misogynie avec le sourire en coin du bobo méprisant.

 

© Europa Corp

© Europa Corp

 

 

5. Un bonheur n’arrive jamais seul

… et un malheur non plus comme le démontre cette comédie romantique ultra lourdingue et prévisible. Alors oui, on voit Sophie Marceau se prendre un lavabo de plein fouet mais trente secondes sur deux heures de film c’est peu !

 

© Pathé distribution

© Pathé distribution

 

 

6. Underworld : Nouvelle ère

 

Kate Beckinsale se prend pour Milla Jovovich et saute dans tous les sens en tenue de cuir moulante. Et sinon ? Ben rien !

 

© SND

© SND

 

 

 

7. Sur la piste du Marsupilami / Asterix & Obélix : au service secret de sa Majesté

Chabat et Tirard tentent vainement de réitérer la formule gagnante de Mission Cléopâtre et se prennent les pieds dans le tapis. Si le premier reste attachant malgré ses faiblesses, le second navigue trop à vue pour etre tout à fait honnête.

 

© Pathé Distribution

© Pathé Distribution

 

 

8. Silent Hill – Revelation 3D

Plus indigent que révoltant, Silent Hill : Révélation se suit avec un ennui poli et fait amèrement regretter l’absence de Christophe Gans et sa clique de collaborateurs talentueux !

 

© Metropolitan Filmexport

© Metropolitan Filmexport

 

 

9. The Secret

Bien parti et nanti d’un twist fort bien négocié, The Secret s’enlise par la suite dans un propos extrêmement douteux dilué par un Laugier trop occupé à se planquer derrière une subjectivité du spectateur auquel il ne croit jamais. Marketeur de génie ou cynique qui s’assume ? Choisis ton camp camarade !

 

© SND

© SND

 

 

10. Sans Issue

 

Pour son premier film aux Etats Unis, Mabrouk El Mechri s’est vu confier la réalisation d’un DTV de luxe avec un Bruce Willis qui cachetonne quinze minutes. La classe hein ?

 

© SND

© SND

 

 

 

Leslie Guyomard

 

 

1. Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires

La palme du pire, cette année, revient à Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires. La seule lecture du titre aurait du suffire à vous faire fuir et, pourtant, vous avez été intrigué par cette association des plus saugrenues. Malheureusement, le film s’avère à la hauteur de sa bande annonce : une catastrophe sur pellicule. A bannir de toute urgence.

 

© 20th Century Fox

© 20th Century Fox

 

 

 

2. Amazing Spider Man

 

Du remâché, d’accord, et assumé de surcroît ! Sauf que l’impression de visionner de nouveau le premier Spider Man de la saga de Sam Raimi est omniprésente et que passer après était à coup sûr mission impossible. Au-delà de la plus value financière, quel était l’intérêt d’en faire le remake ?

 

© Sony Pictures

© Sony Pictures

 

 

3. Blanche Neige et le chasseur

Dans la catégorie des blockbusters atrophiés, j’appelle Blanche Neige et le chasseur. A force de vouloir revisiter le conte originel, le long métrage souffre d’une absence de rythme et d’un jeu d’acteurs peu inspiré. Il aurait sans doute été plus judicieux de se rabattre sur le second Blanche Neige paru sur les écrans cette année, puisqu’on avait le choix.

 

© Universal Pictures

© Universal Pictures

 

 

4. Taken 2

 

Pourquoi s’acharner à donner une suite à tous les grands succès du cinéma, sans exception ? Plus qu’une mode qui se rapporte à une manne, ça donne ça : une réalisation scolaire, qui respecte à la lettre et sans prise de risque les codes du genre, avec un Liam Neeson pas tout à fait au top de sa forme.

 

Taken 2 teaser poster français

© Europacorp

 

 

5. John Carter

 

Le nouveau Disney s’était donné pour ambition de s’attaquer au roman d’heroic fantasy d’Edgar Rice Burroughs. Si le projet s’annonçait prometteur, le résultat est beaucoup moins probant. La version des studios d’animation nous délivre un film d’une lenteur excessive malmenée par un budget exorbitant. Pas besoin de vous faire un dessin…

 

© Disney

© Disney

 

6. Twilight 5

Sans s’étendre, la saga est (exclusivement) réservée aux fans. On ne jettera tout de même pas la pierre à la (factice) bataille finale, plutôt prenante et joliment chorégraphiée, laquelle, précisons-le, n’est pas adaptée du roman ! Dommage que ce ne soit que du vent…

 

© SND

© SND

 

 

7. To Rome with love

 

Loin d’être du grand Woody Allen, To Rome with love n’est ni plus ni moins que d’habitude un film à l’image mégalomaniaque de son créateur porté par un casting farfelu et c’est sans doute la raison pour laquelle le spectateur s’ennuie, profondément. Bref, Woody a vieilli, ça se voit, et la mayonnaise ne prend pas.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

8. Camille Redouble

 

Camille Redouble, en bénéficiant d’une publicité élogieuse – réalisatrice fraîchement promue de la Femis, sujet populaire avec une touche d’humour féminine et flash back dans les années 1980 – a du en décevoir plus d’un. Tantôt fougueux, tantôt plan plan, ce film pâtit surtout de ses inégalités.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

9. The Secret

Tout avait si bien commencé, une famille aimante, un coin de paradis, si ce n’est que des enfants sont arrachés à leurs parents par une créature assoiffée de sang. The Secret décide de nous malmener, les bons deviennent les méchants et réciproquement, jusqu’à nous semer. Merci mais la théorie des organisations secrètes et des conspirations tirées par les cheveux, on n’y croit plus.

 

© SND

© SND

 

 

10. Killer Joe

Que dire de cet ovni dans le paysage cinématographique annuel ? Killer Joe donne dans le trash gratuit sans rien épargner – sexe, violence, gore – peut-être dans le but de produire un effet grand huit nauséeux. Ou alors on n’a pas saisi.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

 

 

 

Yohann Marchand

 

1. Paperboy

 

Un pseudo film érotique à papa sous des airs de thriller moite. Entre le puceau (Zac Efron), la nympho (Nicole Kidman) et le sado (Matthew McConaughey), on en viendrait presque à vouloir rentrer au couvent.

 

© Metropolitan Filmexport

© Metropolitan Filmexport

 

 

2. Prometheus

L’arnaque de l’année. Un gloubi-boulga indigeste avec un soupçon de mythologie d’Alien sur les terres divines de LOST, à la sauce des frères Bogdanov qui se questionnent sur le visage de Dieu. Abscons. La vérité est ailleurs.

 

© 20th Century Fox

© 20th Century Fox

 

 

3. Les Seigneurs

Le pur produit pour les ménagères du dimanche soir dégoulinant de sentiments mièvres et de blagues potaches sur les bretons.  Olivier Dahan se prend pour un comique avec Gad Elmaleh & Co : la crème de l’humour français selon Whirlpool.  Retourne chez ta Môme Olivier, je t’en foutrais moi du Joey Starr qui se la joue passement de jambes à la Ribéry !

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

4. Jason Bourne : l’héritage

 

Un faux remake – spin off de la saga Bourne sans Jason mais avec un agent secret aussi fort que Terminator. Filmé n’importe comment mais sans le talent de Greengrass. Digne d’un actionneur direct to dvd qui tend vers la série Z. Aucun intérêt.

 

© Universal Pictures

© Universal Pictures

 

 

5. Les Kaira

Quand Taxi rencontre Les Lascars. Un flots d’insanités et de clichés banlieusards censés prôné la tolérance. Même au 36ème degré ce pamphlet Black Blanc Bleur prête plus à l’ennui qu’à sourire.

 

© Gaumont

© Gaumont

 

6. Cosmopolis

Dans la catégorie « je suis un vampire en reconversion qui philosophe sur la déchéance du capitalisme à l’aube du chaos consumériste» : la palme revient au duo Cronemberg – Pattinson pour ce brûlot métaphorique trop bavard, aussi pertinent qu’un pet.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

7. Battleship

 

Rihanna en GI Joe contre de méchants aliens dans une adaptation live de Touché – Coulé. Manquait plus qu’un feat. in the navy avec les Village People, et on le tenait notre tube de l’été 2012 !!! A côté World Invasion: Battle Los Angeles est un chef -d’oeuvre pro Marines.

 

© Universal Pictures

© Universal Pictures

 

 

 

8. Perfect sense

Le monde perd ses sens mais Ewan McGregor s’en fout tant qu’il peut se taper la voisine. Car même aveugle, la petite Eva Green, bah elle est vachement bonne. Patos à souhait, prévisible au possible, une véritable love story apocalyptique.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

9. The We and The I

Michel Gondry pose sa caméra dans un bus scolaire. Ca tchatche, ca vanne, ça pleure… et puis c’est tout. Une interminable ballade auteurisante en compagnie d’une jeunesse américaine paumée, plus apte à survivre en collectivité qu’à s’épanouir individuellement. On s’en fout.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

10. Bellflower

L’archétype du fim indé US auréolé d’un buzz festivalier. On nous annonçait un tee-movie à la Lynch sur fond de fin du monde. En résulte une pseudo love story à effets de style poussifs dit poétiques. Surestimé, voir ennuyeux.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

 

 

Elli Mastorou

 

1. Nous York

La mauvaise surprise française de l’année. Mal joué, mal écrit, insupportable : cette chose infâme ressemble plus à un film de vacances truffé de private jokes qu’à un vrai film.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

2. Twixt

L’esthétique noir et blanc pseudo-gothique m’a laissée aussi perplexe que le jeu mou des acteurs : Francis Ford, qu’est ce qui t’est arrivé ?

 

© Pathé

© Pathé

 

 

3. Silent Hill : Revelation 3D

Ce nanar dégoulinant d’hémoglobine semble davantage vouloir surfer sur le succès du premier Silent Hill pour enregistrer des bénéfices que prétendre à un vrai film construit.

 

© Metropolitan Filmexport

© Metropolitan Filmexport

 

 

4. Dark Shadows

Dans cette cacophonie aux couleurs kitsch, les acteurs surjouent et le spectateur baille : décidément, je n’aime pas Tim Burton.

 

© Warner Bros Pictures

© Warner Bros Pictures

 

 

5. The Secret

Ca commençait bien, puis la narration s’est un peu cassé la gueule. Un peu comme Jessica Biel quand elle patauge dans la fange. Même le plot twist final, qui vient trop tard, est raté. Je suis restée sur ma faim.

 

© SND

© SND

 

 

6. Ce qui vous attend si vous attendez un enfant

Enième comédie chorale hollywoodienne peuplée de starlettes, cette fois autour du thème de la grossesse. Quelques bons gags, mais globalement rien de surprenant. Ni de bon.

 

© Metropolitan Filmexport

© Metropolitan Filmexport

 

 

7. Cosmopolis

Diction monocorde, ambiances étouffantes, vanité et sièges en cuir : un Cronenberg prétentieux qui laisse perplexe. Mention spéciale à la prestation décousue de Mathieu Amalric.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

 

8. 2 Days in New York

Avec Nous York cité plus haut, 2 Days in New York confirme que les français qui partent vivre le rêve américain font des films insupportables, et s’indignent que les américains ne comprennent rien à leur culture ni à leur accent. Seule consolation : Julie Delpy manie définitivement mieux l’anglais que Géraldine Nakache et ses copains, et Chris Rock joue mieux que Sienna Miller.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

 

 

Bourré de bonnes intentions, le premier long-métrage de Sophie Lellouche était joli et sucré comme une boisson à bulles, mais ça reste surtout de l’air, et le personnage d’Alice Taglioni reste trop peu consistant pour être vraiment crédible en fan de Monsieur Allen, même si ce dernier fait un cameo plutôt réussi.
© SND

© SND

 

 

 

10. Les Saveurs du palais

A voir que si vous êtes amateur de cuisine. Bel effort malgré la narration disloquée, mais à part la prestation de Jean d’Ormesson, on reste un peu sur notre faim.

 

© Wild Bunch

© Wild Bunch

 

 

 

Amandine Thebault

 

 

1. Sur la route

La déception de l’année sur bien des points. Le choix de la linéarité est ici un échec absolu. De séquences en séquences, qui défilent à vitesse grand V, sans laisser aucune place aux sensations, aux temps du voyage, aux rencontres ou même aux sentiments, le film passe complètement à coté de ses prétentions. Car à vouloir trop en dire, on ne dit rien. Si on apprécie le jeu de Sam Riley et l’incandescente Kristen Stewart, on s’attendait bien à un tout autre Dean. Dean Moriarty, ici interprété par Garrett Hedlund, ne transcende jamais l’image du puceau pré-pubère, aussi crédible et sulfureux qu’un jeune premier du catalogue 3Suisses. L’erreur est d’autant plus notable que Viggo Mortensen, au casting, aurait incarné un Moriarty bien plus stimulant. On ne décolle pas et on craint de ne rester emprisonner à jamais. Le voyage est ailleurs.

 

© MK2 Distribution

© MK2 Distribution

 

 

2. Les Infidèles

On nous avais déjà fait frôler l’overdose avec cette promo bien juteuse, vantant les mérites d’un film hilarant voir dérangeant. Au visionnage, un film brouillon, avec des sketches de qualité inégale. Le meilleur d’entre eux ne faisant que souligner la lourdeur des plus mauvais. Zob et Zgeg, en trublions désinvestis, s’efforcent pendant tout le film de nous vendre des secrets de Polichinelle, érigés comme anticonformistes ou provocateurs, tout en semblant s’excuser de la nullité du propos par à-coups de blagues ramollies, en dessous de tout. Au final, le bon réside où l’humour ne cherche pas à se glisser et dans la furtive interprétation d’Alexandra Lamy.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

3. La Dame de fer

Meryl Streep nous prouve une fois de plus avec cette interprétation magistrale qu’elle est la meilleure, certes. Avait elle besoin de ce film? Ce qui est sûr, c’est que ce film avait besoin d’elle, sans quoi, il ne serait rien d’autre qu’un appel pathétique, à peine voilé, à l’empathie pour une Margaret Thatcher, seule, vieillissante et à moitié folle. Cette prise de position est aussi tellement indélicate. Se prétendant neutre, Phyllida Lloyd réussit ici l’incroyable prouesse de nous proposer un film sur une femme politique, sans traiter, ni même aborder, les idées politiques ou les idées tout court, se concentrant juste sur la déchéance.

 

© Pathé Distribution

© Pathé Distribution

 

 

4. J. Edgar

Alors que tous les ingrédients sont là pour un biopic passionnant, on passe complètement à coté de l’essentiel : J. Edgar Hoover. Et pourtant, quel personnage. Malgré un DiCaprio époustouflant, Clint Eastwood semble utiliser tous les outils, jusqu’au maquillage, pour nous mettre à distance de ses personnages et au final, nous faire lâcher prise, car raides mort d’ennui.

© Warner Bros Pictures

© Warner Bros Pictures

 

5. Detachment

Dommage que le film, tellement démago, ne soit pas à la hauteur du talent d’ Adrian Brody. Tony Kaye se joue d’une succession de clichés gros comme des maisons, ne donnant plus aucune chance à l’élévation de son propos. On touche du doigt des concepts, mais sans convaincre en raison d’un ton exagérément pathétique. Une flopée d’acteurs brillants sauvent cette chronique sociale du naufrage de ses idées.

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

6. Twilight . Chapitre 5: Révélation 2ème partie

Allez salut!

© SND

© SND

 

 

7. Jane Eyre

Respectable mais ennuyeux. Malgré une jolie photographie et des acteurs à la hauteur de l’adaptation, le film ne nous embarque pas et reste sans surprises. A la limite du cucul.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

8. Le serment de Tobrouk

Saint Bébert… Tais-toi.

© Rezo Films

© Rezo Films

9. Radiostars

On apprécie la comédie populaire bien menée par une joyeuse troupe d’arrogants aux coeurs tendres, mais trop prévisible. Un film de potes, bien vendu par leur potes. Bien qu’incomparable, la puissance comique de ce road movie semble bien maigre face aux deux mastodons d’ humour que sont Starbuck ou Hasta la vista en cette année 2012.

 

© Mars distribution

© Mars distribution

 

10. Howl

Un film qui fait flop flop sans en être vraiment un. On aime le concept. Le film ose et réussi le mélange des styles sans nous noyer. Cependant, les séquences d’animation visant à illustrer le poème, défendu par un James Franco plutôt convaincant, nous coupe constamment de la dynamique de la narration et du film dans son ensemble. Animations récurrentes et sans intérêts esthétiques, l’objectif échoue, car trop prévisible et on ne décolle qu’en fermant les yeux.

 

© Tous droits réservés

© Tous droits réservés

 

 

 

Commentaires