Séance de rattrapage : Lazarus Effect

 
Un film de David Gelb avec Mark Duplass, Olivia Wilde et Donald Glover. En salles depuis le 11 mars 2015.

 

Malgré un angle scénaristique potentiellement intéressant, le film est vide de crédibilité et ne parvient jamais à nous embarquer dans une ambiance angoissante.

 

Note : 1/5

 

L’analogie religieuse, pourvue dans le titre du film, présageait des ambitions métaphysiques et philosophiques originales. Mais celui-ci n’affiche à aucun moment ces intentions. Pis encore, il se fait l’évocateur d’une morale décrédibilisée par sa maigreur : « On ne peut défier la mort sans en subir les représailles ». Le film jalonne alors dans une mise en scène qui suggère ces fines aspirations sans pour autant en épaissir la substance. Les métaphores, présentes dans plusieurs plans, s’engouffrent et s’emmêlent dans cette maladresse et nous immergent d’idioties narratives. En témoigne les dialogues à la limite de l’indécent qui se prennent au sérieux. De surcroit, les personnages manquent cruellement de profondeur et sont catalogués dans des rôles caricaturaux surenchéris par des acteurs désorientés. A l’instar de cette anorexie scénaristique, l’attraction horrifique ne prend pas et s’épuise à tenter une myriade d’effets surprises prévisibles à des kilomètres. On se lasse rapidement du « jump scare » proposé et de son manque d’originalité. Dès lors, tout le film reposera sur ce procédé sans profiter du lieu exposé (un laboratoire) pour y souscrire un semblant de suspense spatial. L’espace est donc à l’image de son scénario et de sa mise en scène : transparent et fragile.

 

© Metropolitan filmexport
© Metropolitan filmexport

 

 

Dans cet embouteillage « exorcisé » de film du genre visité et revisité, « Lazarus effect » n’apporte rien à l’exception de la constitution d’un nouveau modèle de cinéma horrifique : « le série B non assumée ».

 

 

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