Ilan Ferry 3 - juin - 2016 Best of, DVD/Blu-ray

 

Un film de Quentin Tarantino. Avec Samuel L. Jackson, Jennifer Jason Leigh et Kurt Russell. Sortie  en DVD & Blu-ray depuis le 25 Mai 2016 chez M6 Vidéo.

 

Film : 5/5

Attendu au tournant depuis maintenant trois ans, le retour de Quentin Tarantino derrière une caméra est évidemment un événement. Parti pour être mal aimé (leak du scénario original, polémique qui poussa au boycott du film), Les Huit Salopards (The Hateful Eight de son titre original) a de quoi énormément surprendre. En fait, ce huitième film de Quentin Tarantino est même la quintessence de son cinéma. Huit protagonistes (deux chasseurs de primes, une prisonnière, un Shérif, un général de l’armée Sudiste, un Mexicain, un bourreau et un Cowboy) sont enfermés dans la mercerie de Minnie suite à un puissant blizzard. L’un des deux chasseurs de primes souhaite emmener sa prisonnière à Red Rock afin de l’exécuter. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. Ceux qui connaissent le cinéma de Tarantino savent qu’il aime avant tout raconter des histoires. Avec Les Huit Salopards, Tarantino situe son action après la Guerre de Sécession (là où celle de son précédent film Django Unchained était avant). Les personnages du film sont tous aussi importants les uns que les autres. Le film est un best-of de tout ce que Tarantino aime faire, en y ajoutant un certain aspect du Thriller, ce qui fait le charme de l’histoire. En effet, si le film prend le temps de se poser (dialogues irrésistibles et savoureux, introduction, présentation et iconisation des personnages), il se met à bouger littéralement dans tous les sens lorsque le premier coup de feu retentit. Tarantino joue avec les nerfs de ses spectateurs jusqu’au grand final, digne de son cinéma. L’image ultra-léchée (et captée sur pellicule 70mm) est à tomber, tout comme la bande originale du film composée par le vétéran Ennio Morricone qui est tout bonnement sublime et colle parfaitement aux images filmées par Quentin Tarantino. N’oublions pas les acteurs pour autant qui sont tous extraordinaires. C’est un plaisir de revoir Kurt Russell en si bonne forme, tout comme Samuel L. Jackson dans un rôle qui lui va à merveille. La palme revient à Jennifer Jason Leigh, méconnaissable et extrêmement géniale dans le rôle de Daisy Domergue, seule femme de la bande. Sans aucun doute son plus grand rôle. Huit clos violent (comme l’était son premier film Reservoir Dogs), chapitré (comme Pulp Fiction, Kill Bill ou encore Inglourious Basterds), Les Huit Salopards reste à l’image de ce que fait Tarantino : un film immense que tous les détracteurs du cinéaste détesteront mais que tous ses fans adoreront. Non content d’être un grand film, Les Huit Salopards s’impose comme étant l’un des films phares de la filmographie de son auteur/réalisateur. Une immense claque dont on ne se remet pas. Le génie de Tarantino se fait encore une fois ressentir. Il a encore beaucoup de choses à raconter et il sait toujours de quelle manière les filmer. L’un de ses meilleurs films. Kevin Cattan

 

SND

SND

 

 

 

 

 

DVD : 3/5

 

M6 Video

M6 Video

 

Projeté en 70mm dans certains cinémas lors de sa sortie, Les 8 salopards perd forcément un peu de sa superbe en DVD. Qu’importe tant le film se suffit à lui-même et que 70 mm ou pas, l’éditeur n’a clairement pas baclé le travail. En témoigne un master SD tout ce qu’il y a de plus correct tant au niveau des contrastes que de la couleur ou encore de la définition. Les aficionados opteront surement davantage pour le Blu-ray ou la gargantuesque édition collector à paraitre au mois de juin, mais force est de reconnaitre que techniquement, cette édition comblera ceux qui ne sont pas encore passé du côté HD de la force. Le son n’est pas en reste, ainsi les pistes anglaise et française (au doublage très B movie) Dolby Digital 5.1. donnent une belle ampleur à la superbe musique d’Ennio Morricone et privilégient comme ils se doivent les dialogues quand les colts ne prennent pas le relais. Leurs homologues 2.0 sont naturellement plus en retrait. Une fois n’est pas coutume, ce sont surtout les bonus qui font grise mine avec seulement deux featurettes, l’une donnant la parole aux acteurs sur un ton très promo, tandis que l’autre, beaucoup plus intéressante, nous en dit un peu plus sur le format de projection très spécial des Huit Salopards. A titre de comparaison, l’édition Blu-ray se voit gratifiée d’une série d’interviews de Quentin Tarantino et d’un module sur l’avant-première du film à Paris. Leur absence ici demeure un mystère. Ilan Ferry

 

La bonne vibe : Un grand Tarantino

La mauvaise vibe : la moitié des bonus de l’édition Blu-ray passé à l’as !

 

Verdict : En attendant le mois de juin, cette édition des Huit Salopards saura largement contenter ceux qui souhaitent avant tout (re)découvrir le chef d’œuvre de Tarantino dans de bonnes conditions.

 

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